• Makita ou « le métier qui rentre… »

    Il fallait bien que ce jour arriva…

    Cela faisait plusieurs semaines que je convoitais la bête tapie dans sa valise coffret, avec
    excitation, mais aussi beaucoup d’appréhension, voire de peur de ne pas être capable de la dompter, l’apprivoiser, la maîtriser.

    La bête

    Makita ou « le métier qui rentre… »

    Ce jour arriva enfin où stoppée dans un projet de lampe, il me fallut la prendre en main pour découper un cylindre en aluminium de 16 cm de diamètre et d’un demi centimètre d’épaisseur. Il n’était plus question d’utiliser notre petite Dremel (outil multi-usages de précision), si courageuse soit elle, sans risquer d’exploser son moteur après une semaine de travail continu de découpe, sans être certaine d’y arriver.

    David et Goliath

    Makita ou « le métier qui rentre… »

    Lecture et relecture de la notice d’explication en 4 langues, s’il vous plait.

    Montage de la lame de découpe sur la bête. Enfilage de la tenue de protection ; veste et chaussures de chantier, lunettes pare-balles, gants etc…(heureusement personne n’a pris de photo). J’étais fin prête pour un premier test.

    C’est un tube creux en acier de 3 cm de diamètre qui servit de cobaye.

    J’avais les mains qui tremblaient…mais il n’était plus question de faire marche arrière ou marche arrêt, comme vous voulez. Mon honneur et mon avenir d’artisan créateur était en jeu, je devais lui couper la tête !

    VVVVRRRROUOUOUAAAAH !!!!…C’était parti

    Et là, en quelques secondes le tour était joué. J’avais juste l’impression de couper avec un petit couteau un morceau de beurre laissé une demi-journée à température ambiante dans ma cuisine…

    OUOUOUAAAAH !!!!!!... C’était génial

    Finie l’angoisse (enfin presque), je me lançais immédiatement dans la découpe de la grosse pièce qui se laissa tailler en une quinzaine de minutes (hors temps de pose pour reprendre ma respiration…).

    La grosse pièce

    Makita ou « le métier qui rentre… »

    Je ne pouvais pas m’arrêter là, trop impatience que j’étais de tester les autres fonctions de la machine ; ponceuse, meuleuse, etc... Je m’attaquais donc à un amortisseur de Volvo offert, il y a 3 semaines, par Fred (un autre Fred) et Anne, qui attendait sagement son tour. C’était tout simplement incroyable. Je regrettais toutes les belles pièces en métal que j’avais abandonnées dans le passé, faute de pouvoir les usiner…avec notre petite Dremel.

    Ressentant quelques petites douleurs dans les bras et le dos, je décidais de m’arrêter vers 20 heures pour une douche bien méritée. Une heure plus tard, j’avais « le dos en miette » et je finis par aller me coucher avec 2 antidouleurs et un décontractant musculaire.

    Mon grand-père aurait dit «  c’est le métier qui rentre ! ».

     

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  • Commentaires

    1
    Samedi 23 Avril 2016 à 13:19

    Hé hé, j'aime bien ce genre de récit bien "tourné" ! Et ça me rassure pour le jour où j'oserai m'attaquer à certaines activités.

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    2
    Samedi 23 Avril 2016 à 16:11

    Moi aussi j'aime ce genre de récit très vivant ! C'est comme si on y était. Le plus difficile finalement c'est toujours de se lancer!

    3
    Samedi 23 Avril 2016 à 20:14

    Sacré engin, heureusement que tu es pacifique car si tu étais SERIAL KILLEUSE tu feras des dégâts avec ça, bisous

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